vendredi 31 août 2012

L'AIEA accuse l'Iran



S'il est un pays où le nucléaire est une "énergie d'avenir", c'est bien L'Iran. Hier encore, L'Agence internationale de l'énergie (AIEA) a mis en garde contre une accélération du programme nucléaire dans ce pays qui fait pourtant l'objet de six résolutions de l'ONU, dont quatre assorties de sanctions, sur cette question.
Annoncé en pleine conférence des Non-alignés qui se tient justement à Téhéran, ce rapport est mal passé du côté des Iraniens qui dénoncent une "initiative diplomatique visant à éclipser la réunion de Téhéran" et réaffirment que le programme nucléaire iranien n'est destiné qu'à produire de l'électricité et des matériaux médicaux de radiologie. 

Certes, il n'y aurait pas encore eu d'essai nucléaire, certes, on n'a pas encore trouvé de missiles équipés. Toujours est-il que l'Etat iranien a doublé le nombre de ses centrifugeuses et empêche l'AIEA de visiter quelques uns de ses sites stratégiques de production nucléaire. De quoi semer le doute, d'autant qu'Israël est dotée d'une telle arme et que l'Iran ne voit pas pourquoi, dans ces conditions, il devrait lui s'en passer. Question d'équilibre géostratégique. Sauf que, avant que l'Iran soit en mesure de rivaliser avec Israël sur ce terrain-là, il risque de couler pas mal d'eau sous les ponts : une attaque contre Israël provoquerait une réponse bien pire encore et l'Iran serait tout bonnement rayé de la carte. D'ailleurs, de ce côté là du monde, on comprend mal, en toute logique, la fermeté de l'ONU à l'égard de l'Iran et l'inconstance face à Israël dont on ne peut pas dire qu'il soit le champion du respect de la réglementation internationale dans bien des domaines, notamment celui des frontières.

Pour de vrai, le nucléaire n'est une énergie d'avenir nulle part et cette course à l'arme atomique compromettrait considérablement le traité de non prolifération des armes atomiques. 
Par les temps qui courent, la course à la bombe est forcément des plus inquiétantes, surtout entre les mains de fous de Dieu, quel que soit le Dieu dont on parle.

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