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Je suis Européenne, je suis Grecque

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La Grèce entre entre euro et drachme , encres sur papier torchon, 36x51 cm J’avoue, j’ai peu suivi la crise grecque et je finis par m’y perdre. Je ne sais pas ce que fait et fera Tsipras et je me défies toujours d’éventuels populismes. Mais vrai ! Je comprends les Grecs dans leur refus de ce nouveau plan européen. Parce que ça suffit ! L'absurdité de la situation nous oblige malheureusement à paraître populiste, tant le bon sens est malmené. Alors, pas question de toucher aux maigres retraites des Grecs tant que les armateurs et autres privilégiés de ce pays seront exonérés, et ça c’est dans le camp de Tsipras. Pas question non plus de renflouer les banques avec l’argent des Européens sans procéder aux investissements nécessaires, notamment pour permettre à l’administration fiscale grecque de fonctionner et ça, c'est peut-être dans celui de l'UE. Parce que franchement, moi, si on me demande de payer pour la dette grecque, je dis non. En revanche, si...

Après l'expo, le book

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L'exposition Un Bout de Chemin  est terminée. Plutôt dense, elle occupait tout l'espace et tous les murs de mon atelier. L'impatience de me remettre à l'ouvrage aidant, la place m'a vite manqué. J'ai donc rapidement  dû  décrocher, notamment côté cour, là où je salis beaucoup.  Pour ceux qui n'ont pas pu venir, petit aperçu rapide pendant que c'était tout propre : Sur une musique de Rafaël Nauleau Depuis les structures en matériaux divers du totems Génésis de 2008 jusqu'aux travaux les plus récents, j'exposais  là  une sélection de mes œuvres de toutes les époques. Ces portes-ouvertes furent donc pour moi l'occasion de dresser un état des lieux, de prendre un peu de recul par rapport à mon travail, d'y repérer la répétition de certains gestes, d'y retrouver des thématiques récurrentes… et je me suis dit qu'il était temps de faire un book pour ARySQUE. Le premier book d'ARySQUE est donc en ligne. Il est à partager...

Musique Camille !

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Le Quatuor de Camille , encres sur papier torchon, 36 x 51 cm, 2015 Camille Boullier de Branche est venu me parler de son projet il y a quelques semaines. Son idée : monter des sessions d’improvisation pluridisciplinaire où chaque partie discute avec les autres en jouant son propre instrument, qu’il soit musical, pictural, chorégraphique… Depuis toujours, j’ai la conviction que la création a besoin de regards croisés entre toutes les disciplines, artistiques ou non. C’est dire si j’étais enthousiaste quand Camille m’a invitée à participer ! Restaient deux questions qui me taraudaient : mon temps de peintre serait-il compatible avec le temps musical et plus encore avec un temps scénique ? Saurais-je travailler sous un regard autre, moi qui ai plutôt tendance à bosser en ermite ?  Alors, pour cette première session, on s’est juste donné pour objectif d’essayer ; sans obligation de résultat, ni pictural, ni musical : séance de test, donc. En d...

Un bout de chemin J-4 / Hate & Love

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Hate & Love, encre sur papier, d'après Rodin, 2015 En choisissant de nommer ma prochaine expo à l'atelier, Un Bout de chemin , j'annonçais que j'y accrocherai un peu de tout, de toutes les époques et de tous les thèmes. La logique aurait voulu que je prenne le parti d'un accrochage chronologique pour donner justement à voir le chemin parcouru. Seulement voilà, je mesure quels grands écarts formels je fais parfois d'une série à l'autre. Alors où trouver de la cohérence, où trouver du sens dans tout ce fatras sinon dans ce que je raconte, c'est-à-dire, finalement, toujours la même chose : la permanence temporelle et géographique de nos haines d'une part, la même constance retrouvée partout et en tous temps quand il s'agit d'aimer, d'autre part.  Je me reconnais dans cette dichotomie. Et, finalement, une fois les œuvres accrochées les unes près des autres, associées pour ce qu'elles racontent, une unité formelle s...

Un bout de chemin J-15 : La Genèse de Génésis

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Pour vous parler de l'expo Un Bout de chemin que je présenterai à l'atelier du 12 au 14 juin prochain, il faut que je commence par cette petite structure en matériaux divers. Parce que c'est justement par elle que tout a vraiment débuté, en 2008. C'est pour elle que je commençais à dessiner d'un trait filaire, imaginant les mouvements que j'allais devoir imposer à mon fil de fer. C'est avec elle que je découvris pour la toute première fois la jubilation du geste dessiné, de son lié. Je ne l'ai plus lâché depuis et je crois que mes dessins, quelle que soit la série à laquelle ils appartiennent, ont tous, peu ou prou, conserver cette ligne-là. Etait-ce le printemps de Coste-Belle qui m'avait tant émue là-haut en Vallouise quelques mois plus tôt ? J'avais à l'esprit quelques amants originels, en symbiose avec la nature. Dans mon salon, à Paris — je n'avais pas encore d'atelier —, je plantais une tige filetée dans un pot de lierr...

En juin, bienvenus à l'atelier

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Voilà plus d'un an que je n'ai pas ouvert les portes de mon atelier. Alors tant qu'à faire, j'y exposerai le deuxième week-end de juin, des petits bouts de tout.  De Seyraq aux travaux les plus récents en passant par les Errances , les Reste-à-terre , Loveland et quelques coups de gueule régulièrement publiés ici : sept ans, ça commence à faire un bout de chemin… à parcourir dans l'atelier Popincourt du 12 au 14 juin prochain. Contactez-moi .

Du taf, please !

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Affiche réalisée pour la Compagnie du Bredin.   Quand Laurent Vacher de la Compagnie du Bredin m'a téléphonée pour me demander de créer le visuel pour sa prochaine mise en scène — Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès —, j'avais d'abord rappelé à ma mémoire mes recherches étudiantes et les années passées à écrire pour le compte de grands groupes opérant en Afrique. Et puis, le 19 avril, 800 migrants sont morts en Méditerranée , 800 de plus venus s'ajouter au millier déjà perdu en mer depuis le début de l'année. Cela ne pouvait pas ne pas influencer notre regard porté sur le texte de Koltès. Je sais que Laurent fut, lui aussi, frappé de stupeur devant tant d'actualité ! Alors, j'ai cherché une Afrique opiniâtre, comme le nègre de la pièce. Une Afrique omniprésente, comme les gardes de Koltès. Une Afrique vibrant de colère sourde. Une Afrique puissante, prête à bondir, mais une Afrique ravagée, salie, abîmée. Je voulais marq...