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Pour qu'on continue à jardiner et à créer dans l'espace public, signez !

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  Il y a quelques jours , je vous racontais les cinq années ou presque que j'ai passées avec le Jardin partagé Truillot (Lire ici) . J'en avais besoin parce que cette association se voit menacée, alors même qu'elle n'avait qu'une ambition : permettre à tous les passants ou habitants du quartier, avec ou sans toit, de se rencontrer en jardinant et en créant ensemble dans l'espace public. Tous, ensemble, valides et handicapés, enfants et personnes âgées, autochtones et migrants, riches et pauvres, etc.  Une approche inclusive, promotrice d'une biodiversité plus riche et d'une culture partagée, soucieuse du climat comme du vivre-ensemble, et remise en question par une campagne sur twitter et des jeux politiques qui nous dépassent. Quel gâchis ! Nous avons trois mois pour réagir et tenter de faire fléchir la Mairie qui ne tient pas ses promesses.  Hier, l'Association du Jardin partagé Truillot a donc écrit une lettre ouverte au Maire du XIe arrondisseme

« Brisé les rêves, tari la sève… »*

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Je suis vice-présidente du Jardin partagé Truillot depuis plus de trois ans. Avec cette association, j'ai fait mille choses : elle a été une bonne part de ma vie sociale et la moitié de mon temps créatif, tant j'ai imaginé d'affiches, de petits dessins, de créations de rue, etc.  Avec elle, nous avons expérimenté une autre façon de vivre en ville et nous étions fiers de nos réussites… Alors que nous espérions profiter d'une possible fin de crise sanitaire, nous voici accusés de tous les maux sous le #saccageparis et sanctionnés par la Mairie du XIe. C'est injuste et douloureux, et j'avais besoin, pour une fois, de raconter ça avec des mots…   C’est vrai qu’ici, c’est un quartier de bobos. C’est vrai aussi que j’en suis, moi, de cette catégorie sociale estampillée “hors-sol”. Alors, comme pas mal d’entre nous, les bobos, j’ai un peu de temps libre. Je pourrais le passer à prendre des clichés des détritus au pied des arbres, je pourrais traquer avec mon  Iphone  l

Illustrations et créas, quelques books

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  La semaine dernière, je vous présentai sous forme de “mon journal du Covid", mon book des dessins et créas de l'année . Pour les books suivants, thématiques, je suis allée chercher parfois quelques années en arrière, histoire de vous présenter, en diaporamas, ce que j'aime faire passionnément :  Des dessins d'actualité Des portraits filaires Des logos et des créas graphiques Pour info : je suis assez disponible depuis ce troisième confinement… Contactez-moi

Graphiste au temps de la Covid

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Non essentiels les ateliers créatifs pour les enfants et les ados, non essentiels les spectacles et les fêtes de quartier, non essentiels aussi les galeries, les musées… Interdits les vernissages, les rencontres et les expos collectives. On en est tous un peu là et las: pas drôle la vie d'artiste et de graphiste tout au long de cette année; mais comme on est créatifs, on n'a pas pu s'empêcher de créer, de raconter ce qu'on vivait et ce qu'on ne vivait pas. Inévitable même si non essentiel. Cette année, j'ai beaucoup dessiné sur ma tablette ou mon téléphone, mais pas seulement: je vous présente dans  mon  book de crise , mon  année dessinée sous le signe de la Covid.  J'en profite pour vous dire que je serai bien contente de travailler (et télé travailler) pour ceux qui auraient besoin de mes dessins, de mes compositions graphiques, de mes mots et de ma petite poésie. Il paraît qu'elle fait du bien par ces temps qu'on aimerait bien voir courir un peu.

À un poète inquiet

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Je n’avais rien lâché depuis le départ de papa. J’avais pourtant des images à évacuer : cernes noirs, joues creuses et yeux tout en paupières. Papa poète rêveur chaleur, “aimeur” et aimant.   Il est parti sans dire un mot, lui qui en avait tant écrit. Il est parti sans nous réveiller, quand les mimosas fanaient sur les arbres, les camélias à peine éclos. C’était le 3 mars et j’avais seulement fabriqué quelques papillons blancs. J'en avais laissé un partir avec lui. Il était tout entier couvert de son texte .  Flap, flap flap, papa.   Quand il a fallu reprendre mon chemin, j’ai couru.  Enchaîner, pas s’arrêter, pas laisser monter le flot qui submerge, incontrôlable.    Et puis, finalement, stop !  Confinement de l’Ile-de-France, fermeture du printemps des poètes à la galerie du Génie .  Et merde !   Le scanner grognait dans la pièce à côté pour numériser des poèmes de jeunes ados écrits de toutes les couleurs. J’ai fermé la porte, ouvert les fenêtres, me suis collé les écouteurs sur

Quareys au Printemps des poètes // EXPO VISIBLE, faute de mieux, DEPUIS LA RUE :-(

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GALERIE FERMÉE dans le cadre du con(finement), EXPOSITION VISIBLE, faute de mieux, DEPUIS LA RUE :-( Je participe à l'exposition collective consacrée au désir dans le cadre du Printemps des poètes 2021, à la galerie du Génie de la Bastille avec un dizaine d'artistes.  J'y présente Quareys, la Comtesse aux blasons, composition de 9 encres pigmentaires sur papier. Rendez-vous du 17 au 21 mars de 11 à 17h.

L'Enfant aux coquelicots (Génération 2020's)

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  - "Ça fait un peu peur !" m'a dit avec son petit accent d'Italie l'amie qui croisait la première ce regard accroché sur le mur de mon atelier. - "Oui, ça fait peur", ai-je répondu. Le geste brutal avait attaqué le papier. J'avais je ne sais quelle colère qui me tordait les poignets, j'avais griffé, labouré, cogné. Debout, j'avais tourné comme une toupie autour de ma grande feuille plaquée au sol, armes à la main, pour torturer les éclaboussures, les pulvériser, les envoyer valser. Nom de Zeus ! Ça faisait du bien ! J'ai laissé ma colère sécher sur la bâche, la nuit et les heures allaient faire leur affaire. Au matin suivant, impatiente d'en découdre à nouveau  je me suis battue avec la feuille immense pour la fixer au mur. J'ai fait quelques pas en arrière… C'est là que j'ai rencontré les yeux  blessés d'une fillette à coiffure d 'infante ébouriffée, une enfant-arbre manifestement inquiète de devoir habiter cette