lundi 30 avril 2012

1er mai - 202 millions de chômeurs en 2012


Demain, à Paris, nous aurons donc droit à trois 1er mai. 
Celui de Marine Le Pen en l'honneur de Jeanne d'Arc, place du Palais Royal,

celui du candidat Nicolas Sarkozy avec la première (et dernière ?) "vraie" fête du "vrai' travail,

et, comme dans plein d'autres pays, celui des travailleurs, entraînant avec eux le cortège de futurs, ex ou déjà chômeurs. 



Parce qu'en considérant le chômage comme le premier enjeu de campagne, les électeurs ne s'y trompent pas : la réalité du travail c'est aussi cela, au moins si l'on en croit le rapport de l'Organisation Internationale du travail, rendu public aujourd'hui.
Les chiffres font froid dans le dos : 202 millions de chômeurs, soit 6 millions de sans emploi supplémentaires en 2012 et encore 5 millions de plus l'année suivante. Dans ces conditions, le taux de chômage de la planète dépasserait les 6 %.
Les perspectives sont en outre pessimistes. En effet, l'économie n'est pas capable de créer autant d'emplois que la demande démographique l'exige : quelques 80 millions de travailleurs de plus arriveront sur le marché du travail au cours de la même période.
Voilà pour les aspects structurels (qui paraissent militer en faveur des 35 heures, non ??? ).

Côté conjoncture, pour l'OIT, qu'on ne peut décemment pas taxer de "rouge", l'austérité budgétaire décidée pour remédier à la crise n'a non seulement pas permis la création d'emplois mais a même accentué la dégradation du marché. De même, la difficulté d'accès au crédit pour les PME est pointée du doigt par l'organisation Onusienne.

Voilà donc une nouvelle institution internationale économique de premier plan qui incite les gouvernements à envisager sérieusement de mettre en place des politiques de relance. L'OIT, inquiète, met même en garde : "le piège de l'austérité est en train de se refermer". 
Il semblerait que l'Europe soit presque mûre pour revoir quelques traités…



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