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"Je ne dors pas"

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  "Je ne dors pas. Je ne dors pas. Je ne dors pas. Quel grand sommeil en mon crâne, sur mes yeux, dans mon âme ! Quel grand sommeil partout sauf dans cette impuissance à dormir ! (…) Quelle heure est-il ? Je ne sais pas. Je n’ai pas la force de regarder ma montre, Je n’ai de force pour rien, pour plus rien? Seulement pour ces vers, écrits le lendemain. Oui, écrits le lendemain. Tous les vers sont toujours écrits le lendemain. "  (Fernando Pessoa, Insomnie ) J'ai tellement hâte d'aller me mettre un peu au vert pour profiter du vent dans les arbres, des fleurs de cerisier, des lilas et des iris. Peut-être y trouverais-je Morphée à côté des muses.   Je ne dors pas. En attendant mon retour, vous pouvez aller voir l' expo à l'hôtel Les Deux Girafes . N'ayez pas peur d'entrer dans l'hôtel même si vous n'y dormez pas. L'entrée est libre pour voir mon expo et l'équipe est charmante. Et si vous êtes collés à votre ordinateur, vous pouvez toujour

L'art est un jardin d'éphémères. Expo jusqu'au 3 juillet à Paris XI

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Depuis une semaine et jusqu'au 3 juillet, j'expose à l'hôtel Les Deux girafes , une cinquantaine d'œuvres, de petits et grands formats.  Parce que c'est le printemps, j'y fais la part belle à mes travaux que la nature musarde, mais pas seulement. La nature occupe ainsi tout le long mur du couloir éclairé par l'immense baie vitrée qui donne sur le patio intérieur de l'hôtel. Là, j'ai posé mes deux amants chariens, frères quasi jumeaux du totem planté dans mon jardin de montagne dont je raconte ici le fil des saisons.    Parce qu'ils s'apprécient de loin et se lisent de tout près, j'y ai mis aussi les cinq panneaux de Loveland , paradis amoureux vendu à la découpe et entièrement composé de textes. Juste à côté et à la droite des Métamorphoses d'Ovide, j'ai disposé quelques petits formats créés dans ce jardin de montagne où je travaille beaucoup quand je suis en vacances. Pour le hall de l'hôtel, j'ai créé tout spécialement

Expo du 5 au 10 avril : le Génie du dessin

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  Depuis sa création, je crois que je n'ai jamais manqué une édition du Génie du dessin . Cette année, nous étions invités à réfléchir à la question de la limite du dessin. J'ai donc choisi d'exposer deux dessins créés aux limites des taches d'hémérocalle, ces lys orangés dont la durée de floraison est des plus limitées : une journée à peine. C'est un matériaux que je retrouve chaque année fin juillet, en arrivant dans mes montagnes, et c'est pour moi comme un rendez-vous incontournable.  Les deux dessins de même format exposés du 5 au 10 avril à la galerie du Génie de la Bastille parlent de désir et de non désir. Il faudra venir jusqu'à la rue de Charonne pour découvrir le second. À bientôt. Image ci-dessus : Le Dieu et la nymphe , technique mixte sur papier torchon 300g, 36x51cm. 2018

Prochaines expos (ParisXI) :-))))

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L'Hôtel Les Deux Girafes est un des hôtels haut de gamme de mon quartier. Tout y beau et je ne dis pas ça parce qu'on y retrouve les coussins que j'avais dessinés tout spécialement pour cet établissement, juste avant son ouverture, il y a quelques années. ;-) Dans le jardin intérieur, écrin de verdure que domine une girafe en leds créée par les artistes plasticiens d'Anathomie Anna Golics Cottet et Olivier Thomas, on peut prendre un verre au calme et avec les merles. Tout autour, un artiste contemporain est invité chaque trimestre. Je suis la prochaine sur la liste, au printemps prochain, et j e suis ravie.  Ravie parce que j'aime beaucoup ce lieu. Ravie aussi parce que la direction de l'hôtel m'y laisse carte blanche pour occuper un très long mur, un petit salon cosy et le restaurant attenant Le Beslay . Une bien belle surface d'exposition ! J'y exposerai une trentaine d'œuvres dont deux girafes sur toile pour introduire un corpus riche, qui pa

Dans l'atelier en plein air et le cœur en Ukraine

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  Il arrive que des changements de vie vous mettent l'inspiration à sec. Janvier et février furent pour moi compliqués et je me languissais de la compagnie des muses.  C'est dire si j'attendais beaucoup de mon séjour dans mes montagnes.  Là-haut à Coste-Belle au Pays des Ecrins, dans l'atelier en plein air baigné de soleil et au son des mésanges, les muses sont généreuses.  J'avais laissé sur place quelques encres colorées et, librement, j'ai dessiné et éclaboussé.  Il faisait doux - bien trop doux pour une fin février - et cela nous faisait comme un air de printemps. Je pouvais déjà imaginer le retour des pavots immenses et des fleurettes éparpillées partout sur fond de montagne. J'espérais seulement savourer la douceur des lieux, même quand le vent glacé s'est levé.  Mais là-bas comme ici, je ne sais pas me couper complètement du monde. J'ai besoin de savoir comment marche cette planète et ce que l'humain y commet.  Je n'ai pas pu ne pas en

Voyageurs ("Il meurt lentement". Martha Medeiros)

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"Il meurt lentement  Celui qui ne voyage pas, Celui qui ne lit pas, Celui qui n'écoute pas de musique, Celui qui ne sait pas trouver Grâce à ses yeux.  Il meurt lentement Celui qui détruit son amour-propre, Celui qui ne se laisse jamais aider. Il meurt lentement, Celui qui devient esclave de l'habitude Refaisant tous les jours les mêmes chemins, Celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu. Il meurt lentement Celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions, Celles qui redonnent la lumière dans les yeux Et réparent les cœurs blessés. Il meurt lentement Celui qui ne change pas de cap Lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, Celui qui ne prend pas de risques Pour réaliser ses rêves, Celui qui, pas une seule fois dans sa vie, N'a fui les conseils sensés. Vis maintenant ! Risque-toi aujourd'hui ! Agis tout de suite ! Ne te laisse pas mourir lentement ! Ne te pr

Etre au monde (prose anagramme)

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  Ru a été monde D'eau montrée À dune morte. Tramé, dénoué Amour édenté Don raté. Émue ! Mat, nue, dorée Être au monde Ton émeraude.