samedi 21 avril 2012

Crise idéologique

Dieu était mort. Vous vous souvenez ?
Le meurtre avait pris un peu de temps, quelques siècles, en fait. Le temps de comprendre la puissance du langage, le temps de discourir, de trouver un passé pour nous tous, une Histoire que l'on puisse partager : une nature commune qui fondait tous nos droits. On avait cru trouver la clé du bien, la puissance de l'homme, le bonheur, enfin ! Raté : les pauvres crevaient toujours de faim, générations après générations. Une petite classe, et cela seulement avait réussi à émerger.
Lors on critiqua le modèle, on remit en question la liberté d'entreprendre, la liberté de produire. L'on a vu des pays où la critique équilibra le pouvoir. La France était de ceux-là.
L'idéologie, encore !, alla trop loin, ne douta plus, et la critique elle-même, quand elle se fit système, devint très critiquable.

Maintenant que nos rêves sont éteints, maintenant que la certitude s'approche de voir nos enfants vivre moins bien que nous, il va bien falloir réinventer le monde, nous Laïcs. A moins qu'on ne préfère la voix des prêcheurs, partiale et encline au prosélytisme, faire feu de toute science et construire comme autrefois, une chape d'obscurantisme.

"Tout homme persécute, s'il ne peut convaincre, à quoi remédie la culture qui rend la diversité adorable."
(Alain)


   Demain, c'est la “voterie”   

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