mercredi 9 mai 2012

flying président


Petit début de polémique sans grand intérêt, sinon le plaisir pour moi de dessiner un président dans son avion façon Playmobil.
Bref, avant que le jour se lève le 7 mai, quelques militants UMP zélés commençaient, vengeurs, à twitter sur le vol privé de François Hollande pour relier Paris depuis Tulle le soir de l'élection. Et de rappeler comme nous avions hurlé, en d'autres temps, sur la sauterie du Fouquet's.

J'avoue, le jet fait désordre pour un candidat tout juste élu qui vient de promettre que lui président, il prendrait le train. En même temps, Tulle-Paris après 22h et avec l'impératif d'arriver à la Bastille avant la fermeture des bars, c'est juste infaisable en train, pas même en voiture. Restait donc au lauréat, s'il voulait partager le bonheur de la victoire avec le peuple en région ET à Paris, la solution jet.
Mais bon, je vais être honnête : étant moi-même fort mauvaise joueuse, sans doute n'aurais-je pas manqué, si le flying president avait été de l'autre camp, de remarquer que le jet privé, cela ne fait pas très peuple.

Petite précision toutefois, et elle est d'importance : l'analogie avec la soirée du Fouquet's est juste nulle et non avenue. A l'époque, ce n'est pas le caractère dispendieux de la soirée qui a choqué l'opinion publique. Non : ce qui alors a retenu l'attention de tous, c'est la proximité de l'ex-nouveau dirigeant avec les plus riches, ses accointances avec la haute finance. 
De facto, nombre des convives de cette soirée ont reçu quelques chèques les années suivantes dans le cadre du boucler fiscal. Avouez qu'ils avaient de quoi célébrer la victoire de celui qui allait si bien leur rendre leur soutien.
Les peuples de Tulle et de Paris, en votant contre le sortant, espèrent juste que ces chèques, d'un montant très nettement supérieur à celui du vol Tulle-Paris, reviennent dans les caisses vides de l'Etat. Avouez que c'est tout à fait différent.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire