lundi 21 mai 2012

bouclier sous toutes réserves

A l'issue des réunions de l'OTAN, les Etats-Unis semblaient rassurés sur François Hollande qui est resté pour le moins diplomate, cédant là, s'obstinant ici, assouplissant çà et là.
Bref : le retrait des troupes françaises en Afghanistan reste non négociable, mais la France ne lâche pas totalement les Etats-Unis en promettant de la formation et suggérant la possibilité d'une aide financière. Sur le bouclier antimissiles, François Hollande est moins péremptoire que pendant sa campagne, mais il émet quelques réserves.
Dans cette affaire, François Hollande se montre des plus pragmatiques : d'abord parce qu'avec ce oui-mais, il indique explicitement son intention de ne pas offenser la puissante Russie que ce bouclier fâche tout particulièrement. Ensuite parce qu'il maintient la porte ouverte sur une défense commune, au cas où… ça chauffe quand même un peu sur cette planète. C'est le moins qu'on puisse dire.
Reste que la mise en place d'un bouclier de l'OTAN pour protéger l'Europe signe  manifestement une stratégie de constitution de blocs, ceux-là mêmes qui s'opposent sur la Syrie.  

Vous vous souvenez du temps où l'on évoquait la possibilité d'un conflit Nord-Sud ?
Finalement, le monde fait comme s'il se protégeait de l'éventualité d'un conflit Est-Ouest. Ambiance de guerre froide sur fond de religiosité. Flippant ! 

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