vendredi 25 mai 2012

Visite surprise en Afghanistan.

François Hollande était en visite surprise en Afghanistan avec les deux ministres directement concernés : Laurent Fabius pour les Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian pour la Défense. Le déplacement est resté secret jusqu'à la dernière minute.

Une arrivée en force et scénarisée pour préciser les principes du retrait des troupes françaises en Afghanistan et les expliquer aux troupes sur place. 
Comme il l'avait indiqué à Barack Obama lors de leur première rencontre, la France restera présente en Afghanistan mais pas avec des soldats en arme : il s'agit désormais de faciliter le développement de la société civile en Afghanistan et de permettre au pays de gagner son autonomie. Un partenariat oui. La guerre ou le maintien de l'ordre, non. Et François Hollande de conclure : "vous avez exécuté votre mission, et vous allez l'accomplir jusqu'au bout ".

Le départ des troupes françaises n'est pas pour autant réglé : l'organisation du retrait des troupes et surtout du matériel pose encore d'énormes difficultés logistiques et financières. De même, la sécurisation des convois et celle des missions de formation et de coopération qui prendront le relais des troupes armées restent en suspens.

Mais la volonté est claire : "le temps de la souveraineté afghane est venu", a affirmé François Hollande. La France ne veut plus se battre en Afghanistan. 
De fait, elle pourrait aussi avoir besoin de ses troupes ailleurs : la tension monte dans les pays du Nord de l'Afrique (Mali, Sahel) et c'est aujourd'hui Aqmi que la diplomatie française surveille de près ; d'autant plus près que cette organisation terroriste opère dans une zone géographique avec laquelle la France entretient des relations pour le moins étroites et historiques.



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