vendredi 1 juin 2012

Poutine à l'Elysée



C'est en compagnie de Vladimir Poutine que François Hollande dînera ce soir à l'Elysée. 
Je ne sais pas ce qu'on y mangera mais on y marchera sur des œufs : la question syrienne risquant fort d'être le plat… de résistance.
D'autant que Vladimir arrivera peut-être gonflé à bloc : il passe dire bonjour à Angela avant de rencontrer François et celle-ci ne devrait pas manquer d'attiser les braises.

Petit rappel des trois derniers jours : mardi, François Hollande et quelques autres envisageaient l'intervention armée en Syrie comme une possibilité. Le lendemain, Poutine faisait répondre que toute nouvelle sanction serait "prématurée". Hier, la russophone Angela Merkel (elle a grandi en Allemagne de l'est) a pris à contrepied ses partenaires européens annonçant, sans mollir, que la Russie travaillait "de façon constructive" sur le dossier syrien.

Certes, l'Allemagne a haussé le ton et renvoyé son ambassadeur syrien, après le massacre de Houla. En tous cas, en défendant la position russe la veille de la venue de Vladimir Poutine en Allemagne, puis en France, Angela Merkel a sans aucun doute en tête ses besoins en gaz (40 % de la consommation allemande vient de Russie), l'accroissement des échanges commerciaux depuis plusieurs années entre les deux pays, mais aussi, le petit plaisir de plomber l'ambiance à l'Elysée et de tenir sa petite revanche sur Hollande qui met tout en œuvre pour isoler Merkel sur la planète Rigueur.

Rappelons que la Russie n'a même pas cessé sa livraison d'armes à la Syrie. M'est avis que le business est en ce moment, assez florissant. Destructif, en fait !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire