samedi 14 juillet 2012

La marche au pas en Russie


Ne comptez pas sur moi pour vous parler du défilé du 14 juillet. Les avions n'arrêtent pas de passer au-dessus de l'atelier et franchement, "la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas"…
J'aurais pu continuer la chanson* et vous dire que "je ne veux pourtant de tord à personne", mais ce ne serait pas très honnête.

Parce qu'il en est à qui j'en veux : ce sont les adeptes des peuples qui marchent au pas ; à commencer par l'un des plus toxiques en ces temps troublés : Vladimir Poutine. 
En effet, non content de permettre la perpétuation du massacre syrien et plus globalement de soutenir les pratiques dictatoriales par principe, le nouveau tsar russe, élu par l'opération du plein trucage, n'en délaisse pas pour autant la scène nationale.

En témoignent la dernière série de lois répressives votées par la Douma. 
Ainsi, depuis le 9 juin, manifester en Russie sans autorisation coûtera de 7200 euros pour les particuliers à 24 000 euros (j'arrondis) pour les personnes morales. 
Un mois plus tard, le 11 juillet, des amendements sont venus censurer la Toile, officiellement pour protéger les mineurs contre la violence et la pornographie. Sauf que le dispositif est suffisamment flou pour que les responsables de sites peu conformes parlent du début d'une censure généralisée du web. Comme on dit ces temps-ci : "quand c'est flou, y a un loup !"
En signe de protestation, Wikipedia a d'ailleurs fermé son site russe pendant 24 heures et sa page vierge affichait : "Représentez-vous un monde sans connaissances libres".
Hier, ce sont les ONG qui ont fait l'objet des dernières lois répressives russes : taxées d'"agents étrangers", celles qui reçoivent des capitaux de l'étranger seront placées sous contrôle. (source : LeMonde)

Pendant ce temps-là, on s'inquiète des mouvements d'armes chimiques en Syrie, Assad fait massacrer plus de 150 personnes à Treimsa et Poutine rejette la résolution du Conseil de sécurité. Même Kofi Annan commence à se lasser.

La Russie n'est pas mon pays, alors je n'ai pas le droit.
Et bien, quand même : Poutine, dégage !
  
*Georges Brassens, La Mauvaise réputation


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