dimanche 26 août 2012

Help Daraya



Daraya, ville martyr ? 
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) fait état de plus de 300 morts dans cette bourgade proche de Damas, des civils en majorité. 
La nouvelle tombe sur toutes les rédactions, relayée, étayée des commentaires sur la méthode, toujours la même : blocus de la zone, bombardements massifs et expéditions punitives sur les populations civiles arrachées des caves et exécutées. On parle de corps démembrés, ensanglantés, de brûlés vifs jonchant le sol éclaté par les bombes.

L'info, dit-on, est encore au conditionnel. On n'est pas bien sûr du lieu, du nombre de victimes, des auteurs de ce crime. L'agence gouvernementale Sana fait état, elle, d'une "purification" et accuse les rebelles de terroriser les habitants. Depuis cinq jours, Daraya vit l'enfer. Depuis mardi.

Oh, bien sûr, cela n'a rien à voir et je mélange tout, mais je ne peux pas m'empêcher de frémir en pensant que pendant ce temps-là, tout tranquillement, Vladimir Poutine "donnait son accord" pour intégrer l'OMC, mercredi dernier. Comme si de rien n'était, les relations se normalisent. Comme si les Pussy Riot n'étaient pas condamnées, comme si les ONG n'étaient pas devenues en Russie des "agents de l'étranger", comme si Poutine n'avait rien à voir avec la perpétuation de l'immense apocalypse qui se joue en Syrie.

Quand même : il y a sur cette planète quelques dirigeants qui devraient être déclarés Personæ non gratæ dans toutes les organisations parce qu'ils sont des empêcheurs d'humanité. Mais voyons, ce ne sont pas quelques morts qui vont enrayer le business mondial. Qu'importe que soient perpétrés des crimes contre l'humanité.
Pourtant, si on décidait de fermer toutes les places boursières jusqu'à résolution de la crise syrienne, gageons que des solutions seraient vite trouvées.
Mais tais-toi ARySQUE : tu délires !

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