jeudi 17 janvier 2013

Le silence du deuil


C'était inévitable : la guerre traîne toujours derrière elle son cortège de deuils.
La guerre est au Mali et elle dégueule partout par groupuscules mi-mafieux mi-religieux, disséminés au Sahel, au Moyen-Orient… en Algérie.

Depuis hier, on ne parle que d'In Anemas et de ses très nombreux otages. In Anemas, ce sont 2000 collaborateurs qui travaillent sur site, c'est aussi près de 30 % de la production gazière algérienne. C'est dire si l'Algérie ne peut pas se permettre de laisser ces installations à l'arrêt. 

On parle, encore et encore… avec force conditionnel, parce qu'on ne sait rien de ce qui se joue à In Anemas. On croit deviner, parce que cela filtre ça et là, que la riposte algérienne est rude, sans concession… 

On ne sait rien, alors je me tais.
Comme je me tais sur la probable mise en scène de la mort de Denis Allex en Somalie.
Aujourd'hui, la faucheuse a trop bien affuté sa faux.


3 commentaires:

  1. Je me tais aussi.............ce dessin plus que les mots... et puis les larmes....silencieuses...si seulement il était possible d'appuyer sur un bouton "return"

    RépondreSupprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais qui vous êtes car Google vous rend anonyme. Mais je devine votre douleur dans ces quelques mots et les points silencieux qui les émaillent. Alors, l'émotion me gagne, à nouveau. Qui que vous soyez, je suis de tout cœur avec vous.

      Supprimer