mercredi 27 février 2013

Bachar al Assad ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe*


La nouvelle est passée, rapide et vite effacée.

Pas sûre, pas vérifiée, supposée. Mais comment vérifier ?
Toujours est-il que trois missiles sont tombés sur Alep la semaine dernière, faisant plus de 140 morts dont 71 enfants, et qu'un quatrième a touché Tel Riffat, au nord d'Alep. Toujours est-il que ces missiles sont tombés sans qu'aucun avion n'ait été repéré dans le ciel. Toujours est-il qu'une fois de plus, ces missiles ont touché des civils : une vingtaine de maisons à chaque frappe. Selon HRW, aucun combattant rebelle ne se trouvait dans ces zones. Encore une nouvelle violation - impunie - des conventions de Genève.

Hier encore, rebelles et armée syrienne s'affrontaient autour de la grande mosquée d'Alep qui avait déjà été partiellement détruite.
La télévision officielle accuse les rebelles d'en avoir fait exploser l'enceinte sud.
Comment savoir ?

Nous en savons de moins en moins sur la Syrie, sur le carnage.
Mais nous voyons bien que Bachar s'en tape, que peu lui importe le nombre de morts et les patrimoines détruits. Et nous voyons bien qu'on le laisse s'empiffrer de la chair de son peuple.


* Titre repris du film Dr Folamour de Stanley Kubrick

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