mercredi 20 février 2013

Hollande encaisse en mode Royal


A priori, tout était réuni pour faire de la journée d'hier un jour de gloire pour François Hollande : le Président français était en Grèce où son discours sur la croissance a quelque popularité et l'on avait même, là-bas, réquisitionné les journalistes en grève pour qu'ils couvrent l'événement. 
Mais bing et bang : sept ressortissants français, dont 4 enfants, ont été pris en otages au nord du Cameroun — dans un pays où nul n'avait encore jamais été enlevé – et quelques heures plus tard, on apprenait la mort d'un soldat français au Mali.

Mardi noir donc pour le président de la république qui voit de surcroît sa côte de popularité baisser à nouveau (l'opération Serval approche de sa fin) et doit assumer nombre de dédits : la croissance n'est pas au rendez-vous, le pays ne tiendra pas ses objectifs, ministres et parlementaires socialistes s'inquiètent de la probable mise en œuvre d'une politique de rigueur, Martine Aubry s'agace du report de la loi sur le non-cumul des mandats, etc. Le pire c'est qu'il n'y a pas le moindre débat de société porteur qui, à l'instar du mariage pour tous, aurait pu noyer le poisson (nourri à la farine animale). Aïe !

Mais tout de même, ce matin, une bonne nouvelle sur le tableau noir de François Hollande : on a réussi à caser Ségolène Royal quelque part ; en l'occurrence à la vice-présidence de la nouvelle banque publique d'investissement (BPI). Ouf !

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