vendredi 1 février 2013

Pas sortis de l'auberge… mais à la rue



Une fois n'est pas coutume et même si ce n'est pas la première : je laisse parler les autres.
En l'occurrence, la Fondation Abbé Pierre qui présentait aujourd'hui son 18e rapport sur l'état du mal logement en France et qui entame ainsi son document de synthèse (Pour voir le rapport annuel et/ou son doc de synthèse, rendez-vous sur le site de la Fondation Abbé Pierre ):

" Les nouvelles sur le front du logement ne sont pas bonnes. L’accueil d’urgence est submergé par une demande croissante à laquelle il ne peut répondre. L’hébergement d’insertion ne par­vient pas toujours à assurer la sortie vers un loge­ment des personnes accueillies. Si la construction de logements sociaux a augmenté (115 000 loge­ments financés en 2011, en intégrant les PLS), tous les segments de l’offre d’hébergement ou de logement social rencontrent des difficultés majeures pour répondre à la demande sociale.
C’est maintenant que la « Mobilisation générale pour le Logement » doit se traduire dans les actes à travers des décisions politiques qui s’inspirent du « Contrat social pour une nouvelle politique du Logement ». Ce contrat social, signé par le Président de la République le 1er février 2012 alors qu’il était en campagne électorale, constitue dé­sormais pour la Fondation Abbé Pierre la grille d’analyse et d’évaluation des mesures adoptées (ou qui doivent l’être) par le nouveau Gouverne­ment. Sa mise en œuvre apparaît d’autant plus importante que la situation économique et so­ciale, loin de s’améliorer, a continué à se dégrader tout au long de l’année 2012. "

J'ajouterais juste que ce sont les femmes seules avec enfant qui sont les plus touchées par cette dégradation, que le chômage a augmenté de plus de 10 % en 2013 et que les chômeurs longue durée sont 11 % de plus qu'il y a un an.
J'ajouterais encore que plus de 3 millions de personnes sont concernées par le mal logement, que 130 000 sont carrément à la rue et que si on tournait Tanguy aujourd'hui, il n'aurait peut-être pas l'allure d'un immature mais plutôt celle d'un pauvre jeune adulte, banal, contraint de retourner vivre chez ses parents une fois viré de son "premier appart'".
Et j'ajouterais enfin, que …




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