jeudi 10 avril 2014

Loveland - Janis


On raconte qu'au lycée, ses petits copains pas charmants l'avaient élue "garçon le plus moche du lycée" et qu'on aimait à la surnommer la "cochonne" ou "l'effrayante" : il est mille et une façons de démolir une gosse.

La petite partit tenter l'aventure ; elle qui ne détestait pas les nègres, elle qui aimait la peinture, elle qui chantait de cette voix si particulière qu'elle vous colle la chair de poule. Elle qui adorait le blues, les hommes et les femmes.
Elle avait la sensibilité à fleur de peau et ses émotions transpiraient dans chacun de ses pores. Elle électrisait les scènes et collectionnait les aventures. Elle voulait être le chantre de la liberté et choisit la fuite en avant… jusqu'à ce que sa consommation extrême d'héroïne ne l'emporte, corps mais pas âme. Parce que son âme est là, dans nos oreilles et dans ces poils qui se dressent, des pieds à la tête, quand sa voix déchire la douleur.

Je crois que Janis Joplins a du aimer comme personne, à s'en déchirer l'âme, à ne pouvoir choisir. Et je regrette que sur Loveland, mes mots n'aient pas le son de sa voix, la brisure de son timbre.
Mais Janis est sur Loveland, disséminée un peu partout dans ce jardin, omniprésente et je ne me lasse pas de l'écouter chanter.
Tribute to the Queen of Psychedelic blues.

Cry
 

 


 


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