vendredi 20 novembre 2015

Nous sommes vivants !


"Dream… when you're feeling blue… dream…", chante Etta James de sa voix phénoménale. 
Je savoure une bière fraîche et mousseuse en essuyant d'un doigt la fine moustache d'écume dessinée sur ma bouche. Je renonce aux gros titres de mon journal et leur préfère l'évasion des lignes sobres de mon bouquin. Je viens de passer une heure en ballade parisienne avec mes deux filles et j'attends l'homme que j'aime.
Voilà. C'est simple comme une soirée en liberté : infiniment précieux.

Je sais qu'au fond, je ne veux défendre que cela : la musique et son universalité, les livres, les spectacles et la création ; la quiétude d'une pause, la richesse d'un moment partagé ; l'amour des siens et l'amour des autres… 
Je veux juste des vies qui cherchent à se nourrir des autres et de leur culture, des vies au verbe haut, aimant autant l'esprit que chacun des cinq sens, des vies libres… 
Je veux que le monde s'enrichisse des savoirs et des créations de chaque génération, de chaque contrée. Je veux qu'on garde les traces du passé et qu'on développe les potentiels d'aujourd'hui. 

Je veux la vie, je veux la justice, je veux la diversité que "la culture rend adorable" (Alain), je veux l'abolition de la misère, sinon l'égalité.
Je veux boire, je veux manger, je veux baiser. Je veux lire, écouter, toucher, sentir, voir et que tout le monde puisse le faire et seulement s'il en a envie.

Je veux aussi me permettre l'humour pour que le rire l'emporte sur mes propres haines, parce que ce sont elles mes pires ennemies.





Et je veux qu'on se donne tous les moyens pour empêcher que des Infâmes puissent faire des émules : je veux de l'éducation, du développement partagé et du déploiement culturel.

Je suis idéaliste.
Je suis citoyenne du monde.

Et j'emmerde la haine !




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