mardi 1 décembre 2015

Ecrire, dessiner, partager, vivre… autrement !


Quand je démarrais l'accrochage de l'expo Faut que j'mOOve !, je voulais montrer la vie du côté des hommes, leur façon de se mélanger et de se déchirer. Je voulais aussi raconter des histoires du côté des fleurs et du côté des anges, du côté de ces territoires de fiction qui nous font entrevoir des bribes de vérité sur ce que nous sommes et tentons d'être. 
Je voulais montrer cela parce qu'il me semble que la vie est faite ainsi : de la réalité des choses et de ce qu'on invente autour, pour les enfermer ou les enlacer.

Ces derniers temps, je ne vous ai plus guère parlé de cette exposition qui pourtant démarre vendredi. Pour cause : la dernière fois que je titrais sur ce sujet, c'était le 13 novembre… Et il m'a fallu un peu de temps pour recoller les morceaux. 

Mais vivante je suis et j'exposerai ce week-end.
Si j'y pense un peu : quelle chance d'être là et quel bonheur de pouvoir encore essayer de faire bouger des lignes. 
Parce que vrai : beaucoup de choses ont changé. Le monde est trop vaste, les sources d'information et de désinformation trop nombreuses et manipulatrices et je crois que rien ne sera efficient si l'on ne diffuse pas les outils du savoir et de la culture, si l'on ne donne pas à tous, les moyens de décrypter les choses de ce monde pour imaginer leur devenir en bonne intelligence.

Je n'ai moi que mes mots et mes dessins et je vois bien que cela ne suffit pas. 
Alors à l’occasion de l’exposition Faut que j’mOOve !, je mettrai en ventes des tirages numérotés et signés (5 ex.) de dessins réalisés sur tablette. Huit d'entre eux ont été créés autour des événements du 13 novembre. La vente de ceux-ci fera l’objet d’un don à la Fédération des centres sociaux et socio-culturels de Paris. J'ai choisi cet organisme parce qu'il travaille dans la proximité, parce qu'il œuvre au vivre ensemble en menant des actions de formation et d’accès à la culture dans les quartiers populaires, parce qu'il insiste notamment sur l’accueil et la laïcité en actionnant des leviers sociaux, éducatifs et culturels et que tout cela me semble contribuer à l’éveil des consciences démocratiques. 
Voilà, c’est ma façon à moi de répondre au déni de l’humain qui fut perpétré ce terrible soir du 13 novembre 2015. 




Sinon, l'exposition Faut que j'mOOve ! commence vendredi prochain. 
Si vous avez des questions, je réponds par mail. 
Pour venir, une fois à la bonne adresse, il faut monter l'escalier





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