vendredi 8 janvier 2016

2016 : Love first, amore anche !



Il y a un an et un jour, je m'apprêtais à envoyer mes voeux lorsque je fus arrêtée nette par les sirènes de police… puis par l'annonce à la radio d'une fusillade Boulevard Richard-Lenoir. Charlie était décimé et je rangeais mes cartes de voeux: le coeur n'y était plus.

Cette année, c'est encore difficile tant les temps sont effrayants ; mais tout de même, plein de belles choses à vous et à la terre entière, de l'amour surtout, partagé partout et avec le plus grand nombre, de l'imagination pour reconstruire du lien et inventer cette année. Et puis un peu de calme, moins de précipitation, davantage de subtilité dans les mesures avancées pour traiter les maux complexes de ce monde : j'envoies mes voeux les plus appuyés à tous les binationaux de ce pays mais aussi à tous ceux qui paient la facture de géopolitiques ineptes et de politiques guère mieux.

Et puisqu'on parle de géopolitique, je suis allée voir à quel thème l'ONU avait décidé de dédier cette année 2016. Réponse : les légumineuses…  L'obscurantisme gagne du terrain, l'humanité est assassinée chaque jour dans bien des contrées, l'éducation est en berne, l'apatridie menace de nouveaux êtres humains, la guerre décime des familles entières… Mais cette année sera consacrée à la promotion des haricots, lentilles, etc.
L'annonce m'est apparue quelque peu dérisoire. Pourtant, les crimes contre l'humanité, les petits arrangements abjects avec l'humanisme et les horreurs en cascade ne doivent pas faire oublier que la malnutrition demeure l'une des principales cause de mortalité, qu'elle tue plus de 3 millions d'enfants de moins de 5 ans chaque année, soit 45% des causes de décès de cette tranche d'âge !

Alors cette année, pour le traditionnel calendrier mural que je vous propose en janvier, j'ai quand même dessiné des haricots. Voici les visuels jusqu'en janvier 2017 (sur une musique de Rafaël Nauleau).
Pour commander votre calendrier (vendu 20 € et envoyé la semaine prochaine), contactez-moi.
Bonne année.

video



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire