mardi 5 décembre 2017

Sortie du nouveau calendrier d'ARySQUE


C’est sans doute à cause des Fleurs d’exils qui poussent autour de moi comme des herbes folles sans que j’en maîtrise ni l’émergence, ni la croissance. Ce sont peut-être aussi ces chemins que je trace — comme dit mon amie Polska — parce que j’ai besoin de m’y promener.

Toujours est-il qu’en cherchant des dessins pour mon calendrier de l’année prochaine, j’ai peint des histoires en partance. Il y est question d’exils et de fleurs : le passé est un pays que l’on quitte ; j’ai dessiné pour lui des chemins de saisons.

On les emprunte quand la nuit efface encore le paysage ; puis quand débute l’hiver et que les jours s’allongent, le soleil, doucement, éclaircit sa lumière. On chemine comme on peut, pressés d’avancer dans les journées trop courtes, impatients de rayons.

Au printemps, la timidité d’avril cède volontiers la place à l’orgie végétale dans les jardins de juin, et l’été explosif s’achève dans des orages.

«  (…) quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu’il renferme, gros de sève et de rayons, 
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte ! » 
(A. Rimbaud, Soleil et chair)

Alors vient le tendre puis triste automne, qui rapidement se noie sous des déluges de flotte, détrempant les abris et torturant les os ! 
Puis, en suspension, l’eau s’allège et devient aérienne. La neige est là : petits flocons virevoltant comme des nuées de lucioles. 
Le jardin s’est effacé. 
Ne reste que les chemins.

(etc.)


Le calendrier mural 2018 d’ARySQUE sortira le 7 décembre,
première édition limitée à 30 exemplaires.
Pour passer commande, cliquez sur l’image.



Dédicace le 10 décembre à 15 h 30 dans le cadre de l’atelier Fleurs d’exils
à l’occasion du Noël Vert et solidaire au Jardin partagé Truillot 




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