samedi 12 mai 2012

Crise éco : Hollande reste zen

Honnêtement, qui a été surpris de trouver les caisses plus vides que prévu, qui s'est étonné du rapport présenté hier par le Commissaire aux affaires économiques et monétaires ? 
Hollande s'y attendait, nous aussi : je ne crois pas qu'il y ait un président, un député, un maire qui n'ait repris les manettes au camp adverse sans trouver sur places des comptes moins glorieux que ce que les impératifs de campagne avaient fait annoncer. Hollande affirme d'ailleurs avoir anticipé ce phénomène somme toute classique, auprès de la Cour des comptes.

Sauf que la crise grecque et la dégringolade des banques espagnoles ont accru encore un peu plus la tension sur les marchés ; sauf que la négociation sera délicate avec l'Allemagne, même si Angela Merkel montre des signes d'assouplissement ; sauf qu'il faudra sacrément booster la micro croissance de 2012 (+0,5) et la moins pire de 2013 (+1%) pour parvenir à abaisser le déficit en dessous des 3%.
Imperturbable malgré la crise dont il affirme avoir pris la mesure, François Hollande martèle pourtant qu'il tiendra ses objectifs et que la croissance sera au rendez-vous : +1, 7 en 2013 quand Bruxelles prévoit +1, 3.

A dire vrai, je ne suis pas assez calée en économie pour comprendre sa botte secrète. Si quelqu'un veut s'y coller, welcome : la case commentaires est là pour ça à la fin de ce papier. (Accessoirement, ce serait sympa de faire vivre un peu le truc, je me sens assez seule sur ce blog…).

Toujours est-il qu'au moment où la Grèce pourrait quitter la zone euro et que la situation d'un certain nombre de pays européens laisse craindre que le cas ne reste pas isolé, l'attente est forte face à ce dirigeant fraîchement élu qui s'est positionné sur une révision des traités européens.
On se dit alors qu'il n'a pas intérêt à trop se tromper, que l'attente est celle de la création d'une nouvelle politique européenne, d'un nouveau modèle économique susceptible de sauver la zone euro (parce que, quand même, c'est un concurrent nettement plus sérieux que le franc face à des monnaies puissantes et à d'autres qui le deviendront). 
Il semblerait que Hollande ait fait naître quelques espoirs hors de nos frontières. Reste à savoir si les décideurs européens, politiques, économiques et financiers, ont, eux, vraiment envie de changer.
Mardi, face à Angela, il faudra rester zen et, surtout, convaincant !

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