vendredi 4 avril 2014

Loveland - "Comme le battement des corolles ouvertes"

Ce matin, en m'éveillant, j'avais en tête une rengaine insistante : un vers chanté de Pablo Neruda et je chantonnais encore devant ma tasse de thé "comme les battements des corolles ouvertes".

Depuis toujours, mon travail doit beaucoup à Pablo Neruda.
Le poète chilien a littéralement bercé mon enfance parce que mes parents aimaient à écouter le dimanche après-midi un disque d'Anne et Gilles que j'ai récemment retrouvé sur la toile et dans lequel le couple de chanteurs reprenait ses poèmes en français (face a, face b).
Son poème "Mon amour, si je meurs…" (sur la face b, juste après les "corolles ouvertes") avait d'ailleurs déjà servi de fil conducteur au livre des Errances, réalisé il y a déjà quelques années et dont je vous ai déjà parlé.

Les Vers du capitaine ont à leur tour été mis à profit pour écrire le second fond de Loveland. J'ai mis des jours à en retranscrire les trois premiers chapitres sur mon mur. Par goût, j'écrivais à voix haute.
C'était un plaisir fort musical tant le verbe de Pablo est chantant et c'est de cela que m'est venu l'idée de couvrir ses vers de chansons d'amour pour construire mon jardin amoureux.

Alors aujourd'hui, je suis partie en voyage dans les langues latines, destination Cuba, Espagne, Brésil et Cap Vert.
Là, dans une ambiance latino douce et chaloupée, j'ai semé des petites herbes folles aux pieds de Loveland.










 






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