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Blondasse et pauvre type

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P our ne rien v ous cacher, je n'ai guère le temps de m'étendre : je suis dans les cart ons et le timing est p our le m oins serré. Mais quand même, qu'est-ce qu'ils m'agacent ! Par m oment, j'expl ose et  je ne peux pas garder p our m oi  ces m oments de rage. C'est c omme ça, faut que je lui dise à   "Mari onnette" Le Pen : Et que je dise  aussi  au petit Nic o las que sa France n'est pas ma France et que si je suis  fière de m o n identité et prête à la défendre, c'est justement parce qu'elle est très "heureuse dans une s o ciété devenue multiculturelle". Lui dire aussi — parce que, visiblement, il n'a pas c ompris et qu'il n'est pas le seul — q ue c'est précisément cela  que  venaient massacrer les nihilistes du 13 n o vembre , et qu' on a déjà rép ondu "même pas peur" ! P our lui rappeler ces f ondamentaux ,  je ne prendrais même pas la peine d'un n ouveau dessin  : le pr opre de...

J'ai la trouille du FN

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Je ne sais pas si c'est parce que le FN fait descendre la France de plus en plus bas, tujurs est-il que mn rdinateur a perdu sn "haut" et que je me sens quelque peu empêchée de cmmuniquer… Mauvais présage! Mais vrai ! ce ne snt pas ces désagréments qui m'empêchernt de blgguer et puisqu'il en est ainsi, je vais faire un usage tut à fait abusif du cpier/cller. Ayé, vici un o ! Victoire ! Parce que je voulais quand même vous dire quelques petites choses : 1 - L'exposition "Faut que je moove" (avec deux pomme/v) s'est bien passée et me permettra de faire un don de 170 € à la Fédération des centres sociaux et sociaux-culturels de Paris. 2 - Je suis rentrée chez moi dimanche en fin de journée, la banane jusqu'aux oreilles, toute à ma joie de vos visites et de vos sourires, toute au bonheur d'avoir des projets plein la tête, des envies et de l'espérance à revendre… Mais j'ai retourné ma banane v...

Ecrire, dessiner, partager, vivre… autrement !

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Quand je démarrais l'accrochage de l'expo Faut que j'mOOve ! , je voulais montrer la vie du côté des hommes, leur façon de se mélanger et de se déchirer. Je voulais aussi raconter des histoires du côté des fleurs et du côté des anges, du côté de ces territoires de fiction qui nous font entrevoir des bribes de vérité sur ce que nous sommes et tentons d'être.  Je voulais montrer cela parce qu'il me semble que la vie est faite ainsi : de la réalité des choses et de ce qu'on invente autour, pour les enfermer ou les enlacer. Ces derniers temps, je ne vous ai plus guère parlé de cette exposition qui pourtant démarre vendredi. Pour cause : la dernière fois que je titrais sur ce sujet, c'était le 13 novembre… Et il  m'a fallu un peu de temps pour recoller les morceaux.  Mais vivante je suis et j'exposerai ce week-end. Si j'y pense un peu : quelle chance d'être là et quel bonheur de pouvoir encore essayer de faire bouger des lignes.  Parce ...

Nous sommes vivants !

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"Dream… when you're feeling blue… dream…" , chante Etta James de sa voix phénoménale.  Je savoure une bière fraîche et mousseuse en essuyant d'un doigt la fine moustache d'écume dessinée sur ma bouche. Je renonce aux gros titres de mon journal et leur préfère l'évasion des lignes sobres de mon bouquin. Je viens de passer une heure en ballade parisienne avec mes deux filles et j'attends l'homme que j'aime. Voilà. C'est simple comme une soirée en liberté : infiniment précieux. Je sais qu'au fond, je ne veux défendre que cela : la musique et son universalité,  les livres, les spectacles et la création ;  la quiétude d'une pause, la richesse d'un moment partagé ;  l'amour des siens et l'amour des autres…  Je veux juste des vies qui cherchent à se nourrir des autres et de leur culture, des vies au verbe haut, aimant autant l'esprit que chacun des cinq sens, des vies libres…  Je veux que le monde s'enrichiss...

Paris encore debout !

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©Combo. Paris encore debout Aujourd'hui ce n'est pas moi qui dessine, parce que ce matin, c'était juste un pur bonheur de croiser les types de Combo entre deux écoles de mon quartier à 200m du Bataclan. Merci Combo pour ce coup de boost en allant travailler. Merci pour les échanges que ces trois capitaines de la joie de vivre ont suscité entre les habitants d'ici. Bonne journée Combo, bonne journée à tous les Parisiens et bonne journée à tous les habitants de cette planète complètement dingue. Je crois que maintenant, avec l'aide de Dionysos et des petits bonheurs de cette ville, je vais pouvoir me remettre sérieusement au travail et finir de préparer ma prochaine expo de début décembre, la dernière à l'atelier… A bientôt. Plus d'infos sur Combo Site web Sur Tumblr Combo, engagé, Combo agressé

Dionysos contre les terroristes

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Quelques rayons de soleil posés délicatement sur les chapeaux de cheminées parsèment les toits de lumières scintillantes. D'une fenêtre voisine s'échappent quelques notes un peu soul . Sur le brouhaha des voitures du boulevard, tintent les rires des minots de l'école du quartier : la vie reprend doucement aux abords du Bataclan. Ce matin pourtant, quand le réveil a sonné, nous étions déjà en plein drame et la radio débitait - frénétique ! - les nouvelles de l'assaut de Saint-Denis. Je ne sais pas si c'est le vent du regain qui passait entre les velux. Je ne sais pas si c'est la petite heure d'insomnie (la nuit porte conseil), mais je vous jure que j'ai souri en entendant les infos. J'ai même failli éclater de rire. Parce que les habitants de Saint-Denis s'appellent les Dionysiens. Parce que Dionysos est le dieu du vin et de ses excès, de la fête, du théâtre et de la tragédie.  Parce que mon esprit d'escalier s'était r...

J'peux pas

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J’habite un quartier merveilleux ! Un quartier plein de gosses, plein de jeunes. Un quartier plein d’écoles, de petits appartements accessibles pour loger des étudiants. Un quartier où tu peux manger dans tous les pays, à toutes les heures. Un quartier où l’on grandit sans se poser la question de savoir quelle est la couleur de ta peau parce que la question ne s’est jamais posée depuis ta naissance. Un quartier où des jeunes filles portant foulard rentrent du lycée avec leurs potes en mini-jupes en riant comment rient les jeunes filles. Un quartier où l’on prend de vos nouvelles, où l’on se dit salut sans façon entre voisins, où l’on se retrouve après le marché au bistrot du coin pour un café ou pour une bière. Un quartier où l’on s’appelle Charles, Louise, Mehdi, Faïza, Aboubakar, Fatou, Chen, Adjit, Alfredo, Miguel, Hanz, Olga… Un quartier où tu prends toujours la précaution de savoir si les copains de tes gosses qui viennent dormir « mangent de t...